Romans

Rowan Oak

 

Pour commander le livre :

http://www.edilivre.com/un-couchant-des-cosmogonies-20d4519fff.html

 

« Rowan Oak, c’est le nom de la baraque de William Faulkner, en Louisane ». Une baraque blanche, au bout d’une allée d’arbres centenaires. Dans ce logis mythique, tel Ulysse à Ithaque, Faulkner vit tranquille, entouré de ses livres.

Mais un soir, William commence un voyage initiatique… À Paris, il découvre que le métro est un organisme vivant. Il croise Hemingway à Ronda. En Limousin, un soir d’été, il discute avec les invités d’un bal masqué. Partout, il cherche à comprendre ce qui lui arrive et ce qu’il voit. Et quand il peut, il s’arrête et il contemple.

L’imagination et la contemplation : voilà les remèdes au cynisme ambiant ! car certes « On ne fait rien de sérieux si on se soumet aux chimères. Mais que faire de grand, sans elles ? » (Ces chênes qu’on abat, A. Malraux).


 

« Des chiens jaunes », par Mme. Agnès Delorme.

Pour commander le livre :

http://www.edilivre.com/des-chiens-jaunes-2304c9b218.html

Voici un roman que nous vous recommandons volontiers!

Son auteur, Mme. Agnès Delorme, est médecin. La quarantaine, belle et volontaire, longue brune aux yeux verts… Elle a son cabinet, aujourd’hui, à Marseille, où j’ai eu la chance de la rencontrer; mais elle a longtemps exercé dans un grand hôpital de Paris, auparavant.

Dans son roman, se mêlent, s’entre-croisent, deux récits, situés dans deux époques différentes (notre époque et celle de la deuxième guerre mondiale). Un drame familial se trame, autour d’une mémoire refoulée… Un drame familial qui fait, au fond, écho à un malaise national, car: cette cellule familiale ne reflète-t-elle pas toute notre société, de plus en plus déchirée, où des blessures qui commencent pourtant à devenir anciennes n’ont toujours pas cicatrisées?

C’est un portrait sans concession de notre temps que nous offre Mme. Delorme. Le récit est porté par un humour vif et le style enlevé est en rupture totale avec la soupe que nous servent les grands distributeurs de culture. Un grand bravo et un grand merci à cet auteur indépendant!

Voici ce que Mme. Delorme écrit en note liminaire de son récit, et qu’elle nous autorise à reproduire ici:

À Goa, sur la plage, et partout dans les villes, il y a des chiens jaunes. Ce sont des chiens errants. Ils sont maigres, pelés, ils lézardent au soleil… Avant, les gens les tuaient ; maintenant, c’est interdit… alors ils traînent en bandes ou tous seuls, s’ils sont assez forts, ou trop faibles.

J’ai parfois l’impression d’être comme eux : un chien jaune qui va à droite et à gauche, au hasard, qui ramasse ce qu’il trouve et qui en fait un bouquin. Il est probable que je sois un peu tous les personnages que vous rencontrerez dans ce livre. Au départ, je n’avais pour eux que du mépris, comme pour les chiens jaunes de Goa… et puis… ils ont beau être aussi laids qu’ils sont, au fur et à mesure que j’écrivais, je me suis trouvé de l’affection pour eux, des points communs…

Les « chiens jaunes », vous l’aurez compris, ce sont les protagonistes, ce sont ces jeunes-gens dont on suit avec plaisir les aventures, ce sont nous, les Hommes, nous qui sommes grégaires, comme des chiens jaunes, qui endossons un rôle social, qui montrons les dents, qui aboyons, qui avons faim, qui manquons trop souvent de cœur et de courage…

Pourtant, le livre n’est pas cynique: il fait le constat du cynisme de bien des Hommes, pour les aider eux-mêmes à le dépasser. Il nous exhorte à délaisser la plus facile des philosophies à partir d’elle-même…

 

Publicités